18/09/2009    
 
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Communiqué de presse  




 

Francfort s’apprête à célébrer la grande Europe de la culture avec l’exposition

« ANDRE-CHARLES BOULLE
ET L’ART DE SON TEMPS,
 UN NOUVEAU STYLE POUR L’EUROPE »
 
28 octobre 2009 – 31 janvier 2010
au Musée des Arts Décoratifs de Francfort

Des oeuvres phares dans un écrin noir et or

Le 28 octobre 2009 prochain sera inaugurée au Musée des Arts Décoratifs de Francfort la plus grande rétrospective consacrée à l’illustre ébéniste et ornemaniste André-Charles Boulle (1642-1732). A l’initiative de cet événement d’envergure internationale, les historiens de l’art Jean-Dominique Augarde et Jean-Nérée Ronfort, activement soutenus par le Professeur Ulrich Schneider, directeur du Museum für Angewandte Kunst de Francfort, rappellent l’importance de celui qui fut désigné par Colbert au Roi-Soleil comme « le plus habile en son métier » et dont le style a fait légion pour donner naissance à une nouvelle esthétique en Europe.

André-Charles Boulle, l’avènement d’un style…
 
En 1642, Louis XIV accorde à André-Charles Boulle un atelier dans les Galeries du Louvre et lui confie ses premières commandes pour orner le palais de Versailles. La faveur et la liberté que lui offre le Roi-Soleil – dont il est le premier ébéniste – lui permettent de déroger à la règle très stricte de sa corporation, interdisant le cumul de plusieurs disciplines différentes (telles que la sculpture, la dorure, la ciselure, la marqueterie). C’est ainsi qu’il développe son propre style.
Boulle est alors le premier à allier le bronze doré à la marqueterie, sur des meubles conçus comme des œuvres d’art. Il utilise les matériaux les plus variés, l’écaille de tortue, l’ébène, le laiton, le cuivre rouge, l’étain ainsi que des bois précieux colorés qu’il traite ingénieusement pour réaliser de véritables tableaux floraux. Mais l’ébéniste favori ne se contente pas d’innovations techniques ou esthétiques, il crée aussi de nouveaux meubles, et invente ainsi la commode, pour la chambre de Louis XIV à Trianon en 1708. Considérées comme un sommet absolu de l’élégance, ses créations sont dès lors ardemment recherchées par les rois et les princes dont Philippe V d’Espagne et Maximilien-Emmanuel de Bavière, en tant qu’illustrations parfaites du luxe français florissant à cette époque. Transmises depuis près de quatre siècles comme un héritage précieux, elles sont désormais briguées par les musées et les collectionneurs les plus éminents et symbolisent aujourd’hui encore la réussite sociale et financière.
Avec la rétrospective « André-Charles Boulle et l’art de son temps, un nouveau style pour l’Europe », une soixantaine d’œuvres de premier plan, réalisées en marqueterie florale, en marqueterie d’écaille et de laiton, mais aussi exclusivement en bronze doré, montrent la virtuosité d’exécution de Boulle. Comme avec cette armoire florale à panneaux de marqueterie de bois sur fond d’écaille, réalisée vers 1690 et prêtée par le Musée d’Etat de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Ou avec ce cabinet au perroquet, exécuté vers 1680, prêté par le Musée national du château de Versailles et des Trianons.
Parmi les œuvres phares, on remarquera également quatre lustres de quatre modèles différents, réunis pour la première fois depuis leur sortie des ateliers de Boulle. L’un est prêté par le Mobilier National de Paris, un autre par le Victoria & Albert Museum de Londres. Les deux autres sont de provenance royale, puisque le troisième provient du Château de Sans-Soucis qui fut celui de Frédéric II à Potsdam. Quant au quatrième, il orne habituellement la chambre d’apparat du roi de Suède, S.M. Charles XVI Gustave, dans son Palais de Stockholm.   

… qui fait des émules

Au Musée des Arts Décoratifs de Francfort, les oeuvres de Boulle sont présentées associées à des objets d’art de la même période. On verra notamment des portraits de ses commanditaires princiers, des tapisseries, des porcelaines montées et des bronzes, ainsi que des projets originaux de la main de l’artiste et des contemporains s’inscrivant dans son sillage.

Reflet original de ce véritable âge d’or durant lequel naquirent presque toutes les solutions esthétiques qui devaient ensuite s’épanouir, cette exposition montre l’extraordinaire foyer culturel qu’était Paris à cette époque.
 
Elle montre aussi l’héritage de Boulle dans le travail récent d’artistes et designers contemporains auxquels la Manufacture des Gobelins, ou Mobilier National, fait appel pour meubler la Présidence de la République Française, l’hôtel de Matignon, le siège des hautes autorités de l’état et les ambassades. Parmi eux : Andrée Putman, Ettore Sottsass, les Lalanne, les frères Bouroullec, Pierre Paulin, Garouste et Bonetti… Traduites en termes modernes, les prouesses techniques et la recherche formelle développées par Boulle rejoignent les préoccupations des designers pour allier lignes audacieuses et très haute technologie.

Une scénographie de Juan Pablo Molyneux aux couleurs d’André-Charles Boulle
 
Noir et or comptent parmi les couleurs maîtresses de Boulle, comme en témoigne sa prédilection pour le bronze doré, l’écaille et l’ébène. C’est dans le respect du « style Boulle » que Juan Pablo Molyneux, qui collabore pour la première fois avec un musée, investit celui des Arts Décoratifs de Francfort. Sur plus de 1000 m2, il conçoit une scénographie majestueuse qui rend hommage aux motifs chers à Boulle, du sol au plafond.
Farouche défenseur d’un classicisme engagé, il conçoit des scénographies inspirées qui trouvent leurs origines dans l’Histoire pour la réactualiser sans la dénaturer. « J’essaie de distiller ce qui est attendu pour le transformer en quelque chose d’inattendu », confie Juan Pablo Molyneux.
Le studio Molyneux a ainsi dessiné une moquette et des tentures murales déclinant ces arabesques que l’on retrouve sur les créations de Boulle, tandis que les colonnes stylisées reprennent un motif d’oiseaux utilisé par Boulle en marquerterie. Le visiteur se trouve ainsi immergé dans l’univers de Boulle, comme dans un cabinet confiné au cœur duquel trônent les oeuvres. Et pour couronner le rez-de-chaussée du musée, le studio Molyneux a reproduit l’œuvre d’un contemporain de Boulle, Charles Lebrun, qui a peint le plafond du Salon de la Paix du Château de Versailles.

En associant les chefs d’œuvres de Boulle à ceux de ses contemporains, cette rétrospective offre  une évocation saisissante de la naissance et de l’épanouissement d’une esthétique nouvelle, qui allait devenir le modèle européen.

www.acboulle.org


Contacts presse: Sylvia Beder Communication

Tel: 01 42 18 09 42 – sylvia@sylviabeder.com – www.sylviabeder.com

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