La Galerie du Passage présente
"Une dernière danse ?" - 1980 Journal d’une décennie
Photos de Philippe Morillon1970
17 septembre >15 octobre 09
Illustrateur, photographe et directeur artistique, Philippe Morillon a travaillé pour plusieurs revues, notamment Vogue et Egoïste. Infatigable oiseau de nuit, il immortalise alors l’insouciance des années 70/80 ; il en capte l’essence éclectique à travers une galerie de portraits bien loin d’engendrer la mélancolie. A travers une exposition de clichés de Philippe Morillon, Pierre Passebon ravive, un quart de siècle après, la frénésie d’une décennie où les nuits parisiennes étaient le théâtre de toutes les libertés et de toutes les expériences.
De la Goa hippie des années 1970 au Paris des années 80, en smoking au Palace, Philippe Morillon (né en 1950) faisait partie avec sa bande d’amis de ces « branchés » qui revendiquaient une certaine sensibilité hédoniste, le goût des fêtes nocturnes et le refus des conventions sociales bourgeoises.
Son appartement situé rue Beaubourg, puis boulevard Sébastopol « devient vite un endroit très amusant où beaucoup de monde vient faire la fête ou travailler… Il y a toujours un tas de gens qui passent, des rockers s’y recoiffent, des travestis s’y remaquillent. » se souvient Philippe Morillon. Celui que Karl Lagerfeld surnommait « Le chantre du loubard ‘clean’ » ou encore « l’éventuel traducteur visuel de Burroughs » propose la biographie en images de cette tribu de dandys modernes.
Andy Warhol, Mick Jagger, Jerry Hall, Françoise Sagan, Yves Saint Laurent, Rudolph Noureïev, Karl Lagerfeld, Salvador Dalí, l’inévitable Alain Pacadis, Pierre et Gilles, Andrée Putman, Edwige, la reine des punks parisiens, Serge Gainsbourg, Loulou de la Falaise, Johnny Pigozzi, Diana Vreeland, Thierry Mugler, Patrick Juvet, Bernard-Henri Lévy, Arielle Dombasle… Toutes les icônes de la mode, de la musique et du monde de l’art défilent sous son objectif en studio ou pris sur le vif, comme autant de témoignages d’un noctambulisme effréné, d’un goût pour la démesure, l’exubérance vestimentaire et l’affirmationd’une sensualité débridée.
Au sujet du Palace, lieu mythique qui cristallise cette époque, Roland Barthes écrivait : « La chose notable n’est pas la prouesse technique (cependant encore rare à Paris), mais l’apparition d’un art nouveau, dans son matériau (une lumière mobile) et dans sa pratique ; car il s’agit en somme d’un art public, en ceci qu’il s’accomplit au milieu du public, et non devant lui, et d’un art total (vieux rêve grec et wagnérien), où se combinent les scintillations, les musiques et les désirs. » L’œuvre de Philippe Morillon, totalement immergé dans cet art public et total, révèle la singularité du climat qui régnait durant cette décennie où le mélange social s’opérait dans l’allégresse et l’insouciance, où se côtoyaient les vedettes et les anonymes, les branchés et les fauchés.
« Il fallait vivre les nuits comme des sortilèges et se sentir en marge de la banalité du quotidien. Ces images sont comme des brouillons d’un texte mis au net trente ans après. Les nuits n’étaient jamais trop longues puisque le jour n’avait pas l’air d’exister. » confie Karl Lagerfeld qui signe la préface du catalogue d’exposition.
VERNISSAGE LE 16 SEPTEMBRE A PARTIR DE 18H
Signature du livre de photographie par Philippe Morillon
Préface Karl Lagerfeld - Edition 7 L Steidl
Pierre Passebon – Galerie du Passage20/26, galerie Véro-Dodat – 75001 Paris
Tel: 01 42 36 01 13 – Fax: 01 40 41 98 86
gpassage@club-internet.fr - www.galeriedupassage.com
Du mardi au samedi – De 11h à 19h
M° Palais Royal Musée du Louvre